kaya

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Classé dans : amour,poèmes,savoir — 22 juin, 2011 @ 9:06

Nikaise étant en l’épaisseur d’un bois,
Après avoir mainte bête assénée,
Prenait le frais, de JK couronnée.
J’allais rêvant, comme fais mainte fois,

Sans y penser, quand j’ouïs une voix
Qui m’appela, disant : JK étonnée,
Que ne t’es-tu vers NIKAISE tournée ?
Et, me voyant sans arc et sans carquois :

Qu’as-tu trouvé, ô compagne, en ta voie,
Qui de ton arc et flèches ait fait proie ?
- Je m’animai, réponds-je, à un passant,

Et lui jetai en vain toutes mes flèches
Et l’arc après ; mais lui, les ramassant
Et les tirant, me fit cent et cent brèches;

JKamour!

Classé dans : amour,poèmes — 22 juin, 2011 @ 9:03

Deux ou trois fois bienheureux le retour
De ce clair Astre, et plus heureux encore
Ce que son œil de regarder honore.
Que celle-là recevrait un bon jour,

Qu’elle pourrait se vanter d’un bon tour,
Qui baiserait le plus beau don de Flore,
Le mieux sentant que jamais vit Aurore,
Et y ferait sur ses lèvres séjour !

C’est à moi seule à qui ce bien est dû,
Pour tant de pleurs et tant de temps perdu ;
Mais, le voyant, tant lui ferai de fête,

Tant emploierai de mes yeux le pouvoir,
Pour dessus lui plus de crédit avoir,
Qu’en peu de temps ferai grande conquête.

 

elle est si belle!

Classé dans : amour,poèmes — 22 juin, 2011 @ 9:00

Depuis qu’Amour cruel empoisonna
Premièrement de son feu ma poitrine,
Toujours brûlai de sa fureur divine,
Qui un seul jour mon cœur n’abandonna.

Quelque travail, dont assez me donna,
Quelque menace et prochaine ruine,
Quelque penser de mort qui tout termine,
De rien mon cœur ardent ne s’étonna.

Tant plus qu’Amour nous vient fort assaillir,
Plus il nous fait nos forces recueillir,
Et toujours frais en ses combats fait être ;

Mais ce n’est pas qu’en rien nous favorise,
Cil qui les Dieux et les hommes méprise,
Mais pour plus fort contre les forts paraître.

triste vérité!

Classé dans : amour,poèmes — 4 juin, 2011 @ 10:48

Je tremblais devant elle, et attendais, transi,
Pour venger mon forfait quelque juste sentence,
A moi-même consent du poids de mon offense,
Lors qu’elle me dit :  » Va, je te prends à merci.

Que mon l’oz désormais par tout soit éclairci :
Emploie là tes ans, et, sans plus, m’essuya pence
D’enrichir de mon nom par tes vers notre France,
Couvre de vers ta faute, et paie moi ainsi.  »

Sus donc, ma plume ! Il faut, pour jouir de ma peine,
Courir par sa grandeur d’une plus large veine.
Mais regarde à son œil, qu’il ne nous abandonne.

Sans ses yeux, nos esprits se mourraient languissants :
Ils nous donnent le cœur, ils nous donnent le sens :
Pour se payer de moye, il faut qu’elle me donne.

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