kaya

Bienvenue sur mon blog

elle me manque

Classé dans : amour,poèmes,savoir — 1 septembre, 2011 @ 12:05

Ô beaux yeux bruns, ô regards détournés
Ô chauds soupirs, ô larmes épandues,
Ô noires nuits vainement attendues
Ô jours luisants vainement retournés !

Ô tristes plaints, ô désirs obstinés,
Ô temps perdu, ô peines dépendues,
Ô mille morts en mille rets tendues,
Ô pires maux contre moi destinés !

Ô ris, ô front, cheveux, bras, mains et doigts !
Ô luth plaintif, viole, archet et voix !
Tant de flambeaux pour ardre une femelle !

De toi me plains, que tant de feux portant,
En tant d’endroits d’iceux mon cœur tâtant,
N’en est sur toi volé quelque étincelle.

 

                                                                SARAÏ

lyrisme!

Classé dans : amour,poèmes — 1 septembre, 2011 @ 11:47

Je fuis la ville, et temples, et tous lieux
Es quels, prenant plaisir à t’ouïr plaindre,
Tu pus, et non sans force, me contraindre
De te donner ce qu’estimais le mieux.

Masques, tournois, jeux me sont ennuyeux,
Et rien sans toi de beau ne me puis peindre ;
Tant que, tâchant à ce désir éteindre,
Et un nouvel objet faire à mes yeux,

Et des penseurs amoureux me distraire,
Des bois épais suis le plus solitaire.
Mais j’aperçois, ayant erré maint tour,

Que si je veux de toi être délivre,
Il me convient hors de moi-même vivre ;
Ou fais encore que loin sois en séjour.

jk

Classé dans : poèmes — 1 septembre, 2011 @ 11:45

Après qu’un temps la grêle et le tonnerre
Ont le haut mont Cameroun battu,
Le beau jour vient, de lueur revêtu.
Quand Phébus a son cerne fait en terre,

Et l’Océan il regagne à grand ‘erre ;
Sa sœur se montre avec son chef pointu.
Quand quelque temps le Parthe a combattu,
Il prend la fuite et son arc il dessert.

Un temps t’ai vu et consolé plaintif,
Et défiant de mon feu peu hâtif ;
Mais maintenant que tu m’as embrasée,

Et suis au point auquel tu me voulais,
Tu as ta flamme en quelque eau arrosée,
Et es plus froid qu’être je ne soulais

jk

Rappel toi cette date:22/06/2011 à 10h

Classé dans : amour,poèmes — 22 juin, 2011 @ 9:12

Ô doux regards, ô yeux pleins de beauté,
Petits jardins pleins de fleurs amoureuses
Où sont d’Amour les flèches dangereuses,
Tant à vous voir mon œil s’est arrêté !

Ô cœur félon, ô rude cruauté,
Tant tu me tiens de façons rigoureuses,
Tant j’ai coulé de larmes langoureuses,
Sentant l’ardeur de mon cœur tourmenté !

Donc que, mes yeux, tant de plaisir avez,
Tant de bons tours par ces yeux recevez ;
Mais toi, mon cœur, plus les vois s’y complaire.

Plus tu languis, plus en as de souci,
Or devinez si je suis aise aussi,
Sentant mon œil être à mon cœur contraire.

12345...14
 

classiquelitte |
martinelivres |
Au seuil de ma porte |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | La grande montagne invisible
| lire et faire lire en gironde
| Petite littérature intimiste