kaya

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Archive pour la catégorie 'amour'

Posté : 2 décembre, 2011 @ 8:16 dans amour, poèmes | 15 commentaires »

Tes pas, enfants de mon silence,
Saintement, lentement placés,
Vers le lit de ma vigilance
Procèdent muets et glacés.

Personne pure, ombre divine,
Qu’ils sont doux, tes pas retenus !
Dieux !… tous les dons que je devine
Viennent à moi sur ces pieds nus !

Si, de tes lèvres avancées,
Tu prépares pour l’apaiser,
A l’habitant de mes pensées
La nourriture d’un baiser,

Ne hâte pas cet acte tendre,
Douceur d’être et de n’être pas,
Car j’ai vécu de vous attendre,
Et mon cœur n’était que vos pas.

Amour d’un jour,Amour pour toujours…

A ouais c’est ça !

Posté : 1 septembre, 2011 @ 12:19 dans amour, poèmes, savoir | 21 commentaires »

Mille travaux, mille douleurs mordantes,
Si en pleurant j’ai mon temps consumé,

Las !que mon nom n’en soit par vous blâmé.
Si j’ai failli, les peines sont présentes.
N’aigrissez point leurs pointes violentes ;
Mais estimez qu’Amour, à point nommé,

Sans votre ardeur d’une SARAÏ excuser,
Sans la beauté d’Adonis accuser,
Pourra, si elle veut, plus vous rendre amoureux

En ayant moins que moi d’occasion,
Et plus d’étrange et forte passion.
Et gardez-vous d’être plus malheureuses

                                                             SARAÏ

rime abba

Posté : 1 septembre, 2011 @ 12:08 dans amour, poèmes, savoir | 16 commentaires »

Ô longs désirs, ô espérances vaines,
Tristes soupirs et larmes coutumières
A engendrer de moi maintes rivières,
Dont mes deux yeux sont sources et fontaines !

Ô cruautés, ô duretés inhumaines,
Piteux regards des célestes lumières,
Du cœur transi ô passions premières,
Estimez-vous croître encore mes peines ?

Qu’encore Amour sur moi son arc essaie,
Que nouveaux feux me jette et nouveaux dards,
Qu’il se dépite, et pis qu’il pourra fasse :

Car je suis tant navrée en toutes parts
Que plus en moi une nouvelle plaie,
Pour m’empirer, ne pourrait trouver place.

                                                                        

                                                                SARAÏ

 

elle me manque

Posté : 1 septembre, 2011 @ 12:05 dans amour, poèmes, savoir | 16 commentaires »

Ô beaux yeux bruns, ô regards détournés
Ô chauds soupirs, ô larmes épandues,
Ô noires nuits vainement attendues
Ô jours luisants vainement retournés !

Ô tristes plaints, ô désirs obstinés,
Ô temps perdu, ô peines dépendues,
Ô mille morts en mille rets tendues,
Ô pires maux contre moi destinés !

Ô ris, ô front, cheveux, bras, mains et doigts !
Ô luth plaintif, viole, archet et voix !
Tant de flambeaux pour ardre une femelle !

De toi me plains, que tant de feux portant,
En tant d’endroits d’iceux mon cœur tâtant,
N’en est sur toi volé quelque étincelle.

 

                                                                SARAÏ

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