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Archive pour décembre, 2011

l’hommes

Posté : 11 décembre, 2011 @ 10:14 dans poèmes | 26 commentaires »

Quelle grandeur rend l’homme vénérable ?
Quelle grosseur ? Quel poil ? Quelle couleur ?
Qui est des yeux le plus emmielleur ?
Qui fait plus tôt une plaie incurable ?

Quel chant est plus à l’homme convenable ?
Qui plus pénètre en chantant sa douleur ?
Qui un doux luth fait encore meilleur ?
Quel naturel est le plus amiable ?

Je ne voudrais le dire assurément,
Ayant Amour forcé mon jugement ;
Mais je sais bien, et de tant je m’assure,

Que tout le beau que l’on pourrait choisir,
Et que tout l’art qui aide la Nature,
Ne me sauraient accroître mon désir.

                                                                 JK 

je veux revivre!

Posté : 2 décembre, 2011 @ 8:21 dans poèmes | 24 commentaires »

Quand on est tout blasé,
Quand on a tout usé
Le vin, l’amour, les cartes
Quand on a perdu l’vice
Des bisques d’écrevisse
Des rillettes de la Sarthe
Quand la vue d’un strip-tease
Vous fait dire: « Que Bêtise !
Vont-y trouver autre’ chose »
Il reste encore un truc
Qui n’est jamais caduque
Pour voir la vie en rose

Une bonne paire de claques dans la gueule
Un bon coup d’savate dans les fesses
Un marron sur les mandibules
ça vous refera une deuxième jeunesse
Une bonne paire de claques dans la gueule
Un direct au creux d’l'estomac
Les orteils coincés sous une meules
Un coup d’pompe en plein Tagama

                                  JK 

direct

Posté : 2 décembre, 2011 @ 8:18 dans poèmes, savoir | 23 commentaires »

 

Frères humains qui après nous vivez,
N’ayez les cœurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s’en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Si frères vous clamons, pas n’en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice. Toutefois vous savez
Que tous hommes n’ont pas bon sens rassis ;
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l’infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous haie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

                                                                JK

Posté : 2 décembre, 2011 @ 8:16 dans amour, poèmes | 15 commentaires »

Tes pas, enfants de mon silence,
Saintement, lentement placés,
Vers le lit de ma vigilance
Procèdent muets et glacés.

Personne pure, ombre divine,
Qu’ils sont doux, tes pas retenus !
Dieux !… tous les dons que je devine
Viennent à moi sur ces pieds nus !

Si, de tes lèvres avancées,
Tu prépares pour l’apaiser,
A l’habitant de mes pensées
La nourriture d’un baiser,

Ne hâte pas cet acte tendre,
Douceur d’être et de n’être pas,
Car j’ai vécu de vous attendre,
Et mon cœur n’était que vos pas.

Amour d’un jour,Amour pour toujours…

 

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